Le capitaine monégasque, Alejandro Alonso, s'est confié sur la bonne passe actuelle de l'ASM. L'Argentin évoque notamment l'ambiance dans le groupe,
l'importance de Guy Lacombe et les ambitions pour la suite de la saison.
Alejandro, d'abord, quelques mots sur le derby remporté face à Nice qui met fin à ces 14 ans d'insuccès au Louis-II ?
Déjà, moi, je n'ai su que deux jours avant le match qu'on n'avait plus battu les Niçois depuis tant d'années au Louis-II... Pour moi c'est très
surprenant, car chez nous, en Argentine, en Amérique du Sud plus généralement, un derby doit se gagner coûte que coûte ! On a essayé de jouer comme on
sait le faire, en sachant qu'on pouvait les battre puisqu'on l'avait déjà fait à Nice. Donc on s'y est préparé avec beaucoup de confiance.
Monaco vient de réaliser un mois de janvier énorme. Comment l'analysez-vous ? Qu'est-ce qui a changé dans cette équipe ?
En fait, je pense que rien n'a changé fondamentalement. Je crois qu'on a très bien travaillé depuis le départ. Là, c'est vrai qu'on aligne une série
importante de bons résultats. Si on a changé, c'est par rapport à l'an passé avec dans l'effectif des joueurs très expérimentés. Le staff technique a
beaucoup travaillé et on voit que tout cela porte ses fruits. On sent une belle ambiance.
C'est un vrai groupe d'amis ou simplement l'accumulation des résultats qui fait que ça vit bien ?
C'est un groupe d'amis. De joueurs qui connaissent bien, très bien la Ligue 1 et qui ont très envie de réussir ensemble. Puygrenier, Eduardo, Nenê,
Diego Perez, moi également, on a tous envie de gagner quelque chose avec Monaco. Et je crois que c'est ce qui fait qu'on vit bien. En plus,
l'expérience est déterminante dans ce groupe.
Tu en es le capitaine, c'est dire que tu t'investis davantage pour provoquer la réussite ?
Dans le groupe, ça ne change rien. Si on m'a donné le brassard, c'est sans doute par rapport à ce que je suis capable de transmettre aux joueurs.
Aujourd'hui, c'est surtout à l'extérieur du terrain que j'essaie d'apporter, en étant à l'écoute des jeunes, en leur apportant de la confiance, en les
guidant.
Dans ces bons résultats, quelle est "la patte" de l'entraîneur ?
Je pense que c'est le travail. Depuis le premier jour où il est arrivé, le mot d'ordre a toujours été le travail, à cent pour cent. Et je crois que
c'est ce qui paie aujourd'hui. C'est quelqu'un de sérieux, qui travaille énormément. Même quand on est partis en vacances, en rentrant fin décembre,
on a fait une semaine quasiment de présaison, de préparation physique et je crois que c'est ce qui a donné les bons résultats du mois de janvier.
Que peut viser cette équipe ?
On a énormément progressé par rapport à la saison dernière. L'objectif, c'est d'être le plus haut possible. On vient d'aligner quatre victoires mais
on est encore à trois points de la Ligue des Champions, ça va être difficile. Mais ce serait un magnifique objectif.
En quoi devez-vous progresser ?
Je dirais, un peu plus dans le jeu. Aujourd'hui, on est une équipe assez forte, mais si on peut conserver davantage le ballon et jouer un peu plus, on
peut redevenir une équipe importante.
Saint-Etienne et Marseille s'annoncent. C'est un tournant ?
(Il sourit) Disons qu'on va jouer deux fois à l'extérieur, avec la venue de l'OM et de tous ses supporters... Mais on a montré qu'on pouvait s'imposer
face à de grosses équipes et on est confiants dans la dynamique actuelle. Ce sont deux matchs importants car si on parvenait à les gagner, on pourrait
rentrer dans les deux meilleures équipes de L1 et montrer qu'on peut faire quelque chose dans ce championnat !
Source : Nice-Matin
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