Les fauteurs de trouble qui ont agi sauvagement au Stade Louis II samedi soir risquent gros.
En effet, le préfet des Alpes-Maritimes, Francis Lamy, jugent ces agissements « intolérables » et qualifie ces personnes de « voyous ».
Ainsi, des sanctions pénales pourraient être prises, ce qui serait une première dans le football professionnel français. Pour cela, une procédure
exceptionnelle d’entraide entre les Etats français et monégasques va être lancée.
Le préfet donne des précisions sur la procédure : « L’opération se déroulera en deux temps. Lors d’une réunion avec les autorités monégasques, nous
avons convenu que toutes les images de vidéo-surveillance enregistrées en Principauté, à l’intérieur comme à l’extérieur du Stade, seront transmises à
la France. L’objectif sera alors pour nous d’identifier très précisément les fauteurs de ces graves troubles. Puis de transmettre ces éléments aux
autorités monégasques. »
En dehors donc des probables sanctions administratives (interdiction de stade), les individus pourraient ensuite passer devant un tribunal.
Le Procureur de la République, Eric de Montgolfier, donne quelques précisions : « Je n’ai pas encore été saisi d’une telle demande, les faits étant
récents. Si je devais être saisi, je diligenterais naturellement une enquête aux fins d’identification des fauteurs de troubles. Ensuite, soit nous
transmettrons nos conclusions à la justice monégasque qui, si elle décidait de poursuivre directement les coupables, nous imposerait de lancer des
procédures d’extradition. Soit, et le Code de procédure pénale semble pour ces faits précis le permettre, nous pourrions renvoyer directement ces
supporters devant le tribunal correctionnel de Nice. »
Le club de Nice, et son président, devrait donc non pas porter plainte contre X, mais nominativement contre les fauteurs de trouble.
Sanctions sportives (retrait de points), sanctions administratives (interdictions de stade), sanctions pénales (jugement), l’OCG Nice et ses
supporters risquent de ne pas oublier ce derby perdu du 30 janvier 2010…
Source : Nice-Matin
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