Auteur de neuf buts en 10 matchs depuis le début de saison, Nenê est l'attraction de la Ligue 1. Plusieurs anciens et actuels coéquipiers se sont
confiés à propos du Brésilien, brillant sur le terrain et au mental de gagneur.
Eduardo Costa évoque les quelques frictions avec son compatriote : « Ce sont des choses qui arrivent. C'est un gagneur et moi aussi, donc il y
a des étincelles. Moi, je préfère retenir son côté footballeur brésilien. Il essaye des choses nouvelles, les réussit et on en profite tous. »
Guy Lacombe : « Dans le groupe, toute le monde l'apprécie. Et pas seulement pour ce qu'il apporte sur le terrain. Bien sûr, il a son caractère
et je le surveille comme le lait sur le feu. Certains sont même persuadés que ça va péter un jour ou l'autre entre lui et moi (voir par ailleurs). On verra bien. Ses défauts
sont visibles, comme les miens quand je commence à gueuler sur le banc. Mais c'est un gars bien et qui fait beaucoup d'efforts. »
Adriano : « Le vrai Nenê c'est celui-là. On est très différents. Lui monte en régime, moi je ne m'énèrve jamais. Quand il m'avait mis le coup
(de coude lors d'un match au Brésil, ndlr), j'étais juste allé le voir pour lui dire que ce n'était pas bien. Il a changé, il est plus mûr, mais je
lui parle beaucoup pour le tempérer, et il m'écoute. Je crois que j'ai de l'influence sur lui. J'essaye de lui faire prendre conscience de tout ce
qu'il peut donner à condition qu'il garde son calme. Je lui dis que l'équipe a besoin de lui, que s'il reste concentré il va faire de belles choses.
Il le prouve non ?
Tous les quinze jours je demande à un pasteur évangéliste italien de venir à la maison et on se réunit avec des Brésiliens de Monaco. Nenê est
toujours là. »
Fernando, partenaire de la sélection nationale Espoirs du Brésil (2003), et futur adversaire de Nenê samedi : « Nenê a toujours été très fort.
Techniquement, il sait faire des choses incroyables, c'est un très grand. Je ne suis pas du tout surpris qu'il s'impose de cette façon en Ligue 1. Son
problème lors de sa première année, ce n'était pas le ballon. Il a eu du mal à s'adapter car il arrivait d'Espagne, où on joue plus, où les défenses
sont moins rigoureuses. Je crois que comme tous les grands joueurs, il a pensé que son talent suffirait. Ca n'a pas marché et il n'a pas eu la
patience d'apprendre le jeu français, de s'adapter. Il a préféré retourner en Liga. Cette fois on a sur le convaincre, et lui a dû faire évoluer sa
réflexion. Là, vous voyez le vrai Nenê. »
Mehdi Lacen, ancien coéquipier à Alavés en 2005/2006 : « Sa réussite ne m'étonne pas, à l'époque il faisait partie du onze idéal de la Liga en
fin de saison. Dans les duels face au gardien, il était imbattable, et dans les concours de coups francs, il gagnait systématiquement. Le seul truc
qui me dérangeait chez lui, c'est qu'il tombait facilement. Ca aussi il le fait super bien. Dès qu'il sent qu'il va perdre le ballon, il tombe. C'est
un malin. »
Source : L'Equipe
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