Les différences de vue entre le l’AS Monaco et son Président, Jérôme De Bontin, et les Ultras Monaco, principal groupe de supporters présent en
Pesage, semblent assez conséquentes.
En effet, chaque partie reste campée sur ses positions.
Le différent porte sur deux points : le prix des abonnements passé de 35 à 70 Euros pour les Ultras et la possibilité pour le groupe de vendre ses
produits à l’entrée du Pesage. Concernant ce dernier point, la présidente des Ultras précise : « La police est venue nous demander de retirer la table
juste avant Monaco-Lorient. On avait rencontré la Sûreté Publique, il n'y avait jamais eu de soucis. On avait une autorisation officieuse. Le
problème, c'est que cette table de vente représente 70 % de nos ressources. Nous sommes tous bénévoles et utilisons cet argent pour acheter les
drapeaux, les bâches etc. mais aussi pour pouvoir subventionner les déplacements. C'est l'avenir de l'association qui est en jeu ».
Le problème serait en effet d’ordre légal… C’est en tout cas l’explication avancée par Jérôme De Bontin : « J'en ai été informé après coup. Cette
table n'était pas dans la légalité puisqu'ils ont besoin d'une autorisation du gouvernement pour vendre des produits sur le parvis. Une fois obtenue,
l'ASM ne s'y opposera pas ».
Rappelons néanmoins que les Ultras bénéficiaient d’une autorisation tacite étant donné qu’ils pratiquaient ces ventes à la vue de la sûreté publique
depuis de nombreuses années.
En ce qui concerne le prix des abonnements, le président de l’AS Monaco ne cache pas les vues mercantiles : « Je ne les comprends pas. Nous sommes
dans une période où nous avons besoin de développer nos activités économiques et dans le même temps, nous faisons de gros efforts de communication
pour que tout soit le plus transparent possible. Je suis franchement réticent à l'idée qu'on puisse se plaindre lorsqu'on paye 3,68 euros pour
assister à un match ! Vous comprendrez qu'on ne peut pas faire payer de suite plusieurs milliers d'euros à quelqu'un et qu'à quelques mètres de là,
des gens ne payent presque pas leur place. Je n'ai rien contre les Ultras, mais je ne les comprends pas ».
Enfin, Jérôme De Bontin se défend, mais attaque également les Ultras sur leurs activités et leur dévouement au club. Il insiste notamment sur le fait
que tout le monde n’est pas derrière eux : « Ils me font un procès d'intention. Je note aussi qu'ils ne nous soutiennent pas lorsqu'on a besoin de
tout le monde.
Les Ultras n'ont pas le support du CSM. Et encore faut-il qu'ils soient des amoureux du football. Certains d'entre eux ont eu des comportements
condamnables, à Marseille (certains supporters se sont accrochés au grillage pour récupérer les maillots donnés par les joueurs, d’où un soucis avec
les stadiers), qui n'entrent pas dans leur charte. Nos supporters doivent être les ambassadeurs de la Principauté. Il ne faut pas prêter trop
d'attention au chien qui hurle le plus fort ».
De là à dire que la guerre est déclarée, il n’y qu’un pas…
Source : Nice-Matin
|