Nous vous faisions savoir il y a quelques semaines que les Ultras Monaco s’étaient vu interdire la vente de leur produits (voir par ailleurs).
Alors que cette situation de n’est pas arrangée, les Ultras, présents au Stade face à Lille, n’ont pas encouragé l’équipe en signe de mécontentement,
et ont déployé une bâche sur laquelle on pouvait lire : « UM 94, 15 ans de passion mis en péril ».
Aujourd’hui, ce groupe le plus actif dans le Pesage se fend d’un communiqué pour expliquer la situation et propose à quiconque de les soutenir.
Chers amis supporters,
Comme vous avez pu le constater lors des réceptions de Lorient et de Paris (Coupe de la Ligue), le stade Louis II avait une bien triste allure. Pire,
l’on entendait uniquement les chants des supporters adverses dans notre stade, alors que toute la France regardait. La différence entre les venues de
Paris en août et en septembre ? Certes, l’horaire inconvenante (contre laquelle nous avons fait une banderole ‘Désolé on bosse’), mais surtout,
l’absence des Ultras Monaco 1994 en tribunes. Vous pourrez constater contre Lille l’effet de notre absence sur l’atmosphère au stade. Si nous sommes
en grève aujourd’hui, ce n’est évidemment pas pour faire souffrir le club ou pour un caprice. Depuis le début de cette saison, nous avons vus nos
droits et nos libertés s’amoindrir de plus en plus chaque semaine.
Nous avons été choqués de voir le renvoi de Jean-Luc Ettori, figure emblématique du club, quelques jours seulement après que M. De Bontin nous eût
assuré qu’il resterait. Nous avons dû mettre une organisation laborieuse en place lors de la réception de Paris en championnat pour permettre aux
supporters monégasques n’habitant pas Monaco de nous rejoindre en Pesage. De nouvelles restrictions ont été posées sur le type de banderole que l’on
peut faire entrer en tribune. Les réductions accordées auparavant à nos membres ont été abolies. Le centre d’entraînement a été fermé à tous les
supporters, sauf le jeudi. Alors que ce n’est déjà pas facile d’animer un stade comme le Louis II, nous avons accepté tout ceci en proposant au club
un dialogue ouvert, comme nous le faisions avec les présidences précédentes.
Or, le jour de Monaco-Lorient, nous sommes arrivés au stade pour découvrir que soudain, nous n’avions plus le droit de vendre nos gadgets au stade,
comme nous le faisions depuis 15 ans. Le problème, c’est que ceci n’est pas juste une déception de plus, mais réellement une mise en danger de notre
existence. Ces ventes assurent 70% des revenus de notre association, dont tous les responsables sont des bénévoles non rémunérés. Les recettes nous
permettent d’acheter tout le matériel nécessaire à l’animation du stade (drapeaux, grandes voiles, bâches, tambours, le nouveau mégaphone dont nous
sommes assez fiers), mais aussi de pouvoir organiser des déplacements pour les jeunes de Monaco et de la région à l’autre bout de la France afin que
Monaco soit encouragé dans tous les stades.
Depuis la semaine dernière, nous avons appris que de nouvelles restrictions sur notre capacité à organiser des déplacements pourraient être imposées
par le club. Ainsi, c’est bien à contrecœur que nous avons pris la décision de nous mettre en grève jusqu’à ce que les conditions minimales de survie
de notre association soient réunies.
De toute évidence, M. De Bontin pense que le club peut se passer d’un soutien populaire à domicile. Que vous soyez présents au stade Louis II à chaque
match ou que vous soyez un(e) supporter(-trice) éloigné(e) ne pouvant assister qu’à un ou deux matchs de Monaco par an, vous nous avez déjà côtoyés en
tribunes ; certains auront même repris nos chants pour Monaco, notamment lors de l’épopée rouge-et-blanche en Champion’s League, de notre dernière
coupe au Stade de France ou l’année du dernier sacre en 2000. Aujourd’hui, nous demandons votre soutien pour que Monaco ait toujours un semblant de
support, une ‘atmosphère’ à la maison et que nos joueurs sentent qu’ils sont soutenus par une vraie base de supporters. Si vous ne voulez pas voir
disparaître les Ultras Monaco 1994, principal groupe actif de Monaco, nous vous demandons de le faire savoir en écrivant à M. De Bontin (voir lettre
type ci-dessous). Seule une participation massive de tous les supporters (ou clients) à cette opération obligerait le club à reconsidérer sa position.
N’attendez pas !
Nous remercions nos partenaires, les Inferni et Herakles, ainsi que nos amis des différentes sections du CSM, des Bulls, des Supp’Aisne 02 et des
Monegask’60 pour leur soutien de toujours et espérons qu’ils nous soutiendront aujourd’hui encore, au moment où la principale voix monégasque en
tribune est en péril.
ULTRAS MONACO 1994
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Monsieur le Président,
Je suis un supporter de l'AS Monaco depuis __ ans. Les Ultras Monaco 1994 animent notre stade depuis bientôt 15 ans et sans eux, il n'y aurait plus
beaucoup d'ambiance à domicile. Je pense que le support d'un public est important pour les joueurs autant que pour l'image du club. Je vous demande
donc de prendre les mesures nécessaires pour que ce groupe de supporters (et les autres) aient toujours une place dans la vie de l’ASM. Notamment, je
vous demande de reconsidérer votre interdiction d'installer la petite table de vente UM durant les mi-temps des matchs à domicile.
En espérant que ce courrier saura retenir votre attention, je vous prie de bien vouloir agréer mes sincères salutations.
Nom, Prénom : ______________________ Signature :
Numéro d'abonné ou association de supporters le cas échéant : ___________________________
A personnaliser dans la mesure du possible et à envoyer soit par email :
webmaster@asm-fc.com
soit par courrier (plus efficace) : M. De Bontin, AS Monaco FC, Stade Louis II, 7 avenue des castelans, MC 98000 Monaco.
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