A la veille du délicat déplacement de l'AS Monaco à Rennes, Stéphane Ruffier s'est confié au Parisien. Dans cet entretien, le portier asémiste
évoque la saison de son équipe et la possibilité de participer à la Coupe du Monde, en juin prochain.
Comment jugez-vous la saison de l'AS Monaco ?
« Elle est plutôt bonne, malgré notre irrégularité. A chaque fois qu'on a eu l'occasion de monter sur le podium, on a failli. C'est dommage, mais le
championnat est serré. »
Avez-vous une explication ?
« Si je l'avais, on ne perdrait pas ces matchs. Je commence à croire qu'on souffre davantage sans nos attaquants Park et Nenê. Il faut savoir gagner
sans eux. »
L'ASM a-t-elle les moyens d'aller chercher l'Europe ?
« Le groupe peut atteindre le top cinq. On a envie que Monaco redevienne un très grand du championnat. ce serait beau, car peu de gens auraient parié
sur nous en début de saison. »
Sur un plan personnel, vous n'avez jamais semblé aussi fort...
« Je ne me sens pas plus fort, mais plus en confiance. L'an passé, je jouais, mais je n'avais pas vraiment la confiance de Ricardo. Si je faisais une
erreur, il pouvait me remplacer. Il changeait tout le temps l'équipe. »
Guy Lacombe a-t-il été important dans votre progression ?
« Il me parle beaucoup. Il m'a responsabilisé. Quand on vous donne cette confiance, on ne peut qu'être bon. »
Comme face au PSG en janvier. Vous avez réalisé le meilleur match de votre carrière...
« Sur la dernière action face à Hoarau, je me suis dit que c'était mort et, finalement, j'ai gagné le duel. J'ai pensé que même s'ils jouaient pendant
trois heures, je sortirais tout. »
Comment avez-vous géré le tourbillon médiatique qui a suivi ?
« Je n'aime pas trop parler de moi. Un jour, tu es en haut, le week-end d'après, tu loupes une relance, tu es nul, catastrophique, tu ne vaux plus
rien. C'est ce qui me dérange. Comme quand je lis « Ruffier n'est plus invincible ». Si je l'étais, j'arrêterais le football. »
Avez-vous suivi avec attention la liste dévoilée par Raymond Domenech avant France-Espagne ?
« J'y ai pensé sans espérer quoi que ce soit. Je me doutais bien que mon nom n'allait pas être cité. Le problème, c'est qu'il y a trois gardiens en
place (ndlrLloris, Mandanda et Carrasso). Ils jouent dans les plus grands clubs français, ils disputent la Coupe d'Europe. Il me manque sans
doute cela. Après, il peut arriver plein de choses avant le Mondial. »
Qu'avez-vous pensé du match de Hugo Lloris, mercredi soir ?
« C'était un match compliqué pour lui. Il prend un but sans toucher le ballon. Après, sur le deuxième, il est malheureux. Il n'a cependant rien à se
reprocher. »
|