Désormais titulaire depuis plusieurs mois sur le côté droit de la défense, François Modesto a répondu aux question de Nice-Matin. Il évoque sa
situation personnelle et les possibilités de l’équipe pour cette fin de saison. En fin de contrat en juin prochain, le Corse parle aussi de son
avenir.
Après un début de saison délicat, vous ne quittez plus le onze de départ...
D'autres joueurs m'ont été préférés en début d'année. Depuis quelque temps, on fait appel à moi et ça ne se passe pas trop mal. J'ai toujours respecté
les choix qui ont été faits et les coéquipiers qui ont joué à ma place. En ce moment, je joue mais ce sera peut-être quelqu'un d'autre dans quelques
matchs. La saison est longue, il y a besoin de tout le monde.
Comment avez-vous vécu le fait de ne pas jouer ?
Quand tu passes d'un statut de titulaire au banc de touche, il y a toujours un manque et la frustration de ne pas être sur le terrain. Mais je n'ai
jamais voulu faire polémique ou critiquer les choix. D'ailleurs, on ne peut pas dire qu'ils étaient mauvais. L'équipe gagnait, on était deuxième. Et
puis ce n'est pas parce qu'on ne joue pas qu'on ne fait pas partie du groupe. La seule chose à faire, c'était d'être pro à l'entraînement, même s'il y
a parfois des matins difficiles, et ne rien lâcher.
Vous êtes-vous posé des questions ?
Un peu, c'est normal. Mais ce n'est pas parce que je ne jouais pas qu'on m'a mis à l'écart. Non, j'ai toujours eu ma place dans le vestiaire, dans le
groupe et je n'ai jamais eu de souci avec le coach. Il faut se mettre à sa place. On est 30, il y en a 11 qui jouent et 18 qui sont convoqués. Ce
n'est pas évident.
A votre place, certains auraient cherché à trouver du temps de jeu ailleurs au mercato...
J'ai eu la possibilité de partir en janvier, mais je ne me suis pas posé la question. Je ne suis pas quelqu'un qui a fait 36 clubs dans sa carrière.
J'avais envie de rester à l'ASM, de m'imposer de nouveau et de faire partie de cette aventure qui, je trouve, est très belle. Ca fait longtemps que je
n'ai pas vu un groupe comme ça, qui fait autant d'efforts pour arriver où il est.
Vous arrivez en fin de contrat, comment se dessine votre avenir ?
C'est moi seul qui déciderai. J'ai 32 ans, je suis en fin de contrat dans trois mois. Pour l'instant, je vis au jour le jour, je prends tout ce qui
vient avec bonheur. Je ne me pose pas la question de savoir si je serai à Monaco l'an prochain ou pas. Mon métier, c'est de jouer, pas de faire le
marché des transferts. Je prendrai la bonne décision avec mon agent en temps voulu. A l'âge de 18 ans, à Bastia, on m'a fait comprendre qu'on ne
comptait pas sur moi. Je suis parti en Italie et c'est là que j'ai vécu mes plus belles années. L'important à mon sens, c'est d'être droit, correct.
De rien avoir à se reprocher et de pouvoir regarder les gens en face.
A ce moment, l'an passé et les saisons précédentes, le club jouait le maintien. C'est un soulagement de penser à autre chose ?
Il ne faut surtout pas se relâcher. On peut faire une belle saison parce qu'on a beaucoup progressé par rapport à l'an dernier. Au niveau physique,
technique et surtout mental. Le match contre Boulogne, on l'aurait peut-être perdu l'an passé. Les jeunes ont plus d'expérience, les arrivées ont fait
du bien et il y a le travail qu'on fournit tous les jours avec le nouveau staff. Après, pour revenir sur les années précédentes et c'est mon avis
personnel, la richesse d'un club repose sur la stabilité de ses structures. Le club a changé de président, d'entraîneur ou de joueur tous les six mois
ou un an. Ce n'est pas que les idées étaient bonnes ou mauvaises, c'est qu'on ne prenait pas le temps. Si on laisse ce qui a été mis en place au mois
de juin, je pense qu'on retrouvera dans le futur un bon Monaco.
Vous vous êtes précipité pour parler à Maazou après son but, samedi. Que lui avez-vous dit ?
Je l'ai félicité. C'est un garçon qui est arrivé il y a peu de temps, c'est pas évident pour lui. Ça fait très plaisir de le voir marquer. Il
travaille beaucoup, il le mérite.
Pensez-vous que l'équipe a les armes pour aller plus loin encore en championnat ?
C'est un championnat où tout le monde se vaut. On verra à six journées de la fin. Si on est encore dans le coup, avec des écarts raisonnables,
peut-être qu'on se prendra au jeu. C'est encore trop tôt.
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