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L'AS Monaco retrouve ce samedi Jaroslav Plasil, un de ses anciens pensionnaires qui a laissé de bons souvenirs en Principauté. Discret, bon
technicien, polyvalent, son sourire et sa mentalité font aujourd'hui le bonheur des Girondins de Bordeaux. Conscient de la fin d'un cycle à Monaco, il
a pris la direction de l'étranger et de l'Espagne. Aujourd'hui, il revient pour la première fois au Louis-II dans l'espoir de remettre son nouveau
club dans le bon sens.
Né le 5 janvier 1982 à Opocno, Jaroslav Plasil quitte son club formateur de Hradec Kralové et son pays lors de l'été 2001. Un pouce levé pour
les scouts monégasques qui ont déniché là une bien belle trouvaille, louée tant sur le plan du jeu que sur le plan humain. La France du football le
découvre donc sous le maillot des Rouges et Blancs et sous les ordres de Didier Deschamps, à une période où Monaco rimait avec Europe.
Un Tchèque en (rouge et) blanc
A ses débuts en Principauté, longtemps « Jaro » a connu la galère et les joutes de l'équipe réserve en CFA. Tout fraîchement débarqué d'une autre
culture et d'un autre pays, il doit s'acclimater à un nouveau confort de vie et apprendre une nouvelle langue. Face aux Gallardo, Rothen ou Giuly, il
n'a que peu l'occasion de pointer son nez en championnat ou en coupes (huit matchs en deux ans). Partant sur les mêmes bases lors de l'exercice
2002-2003, il s'accorde avec les dirigeants asémistes pour obtenir son prêt en L2. Pendant six mois à Créteil, Plasil retrouve le terrain et la
confiance. Une petite cure bénéficiaire, Deschamps décidant de lâcher Gallardo pour miser sur Plasil et Cissé en remplaçants polyvalents.
Son entraîneur confie d'ailleurs que le jeune Tchèque est le joueur le plus technique d'un effectif pourtant garni. Plasil participe à l'épopée de
Ligue des Champions et contribue notamment au triomphe devant La Corogne. Au cours de ce mémorable 8-3, il inscrit l'un des plus beaux buts du match
d'un lob de 40 mètres. Le jeune milieu de terrain ne participe toutefois pas à la finale de Gelsenkirchen, et subit le retour de Lyon au sommet de la
L1. Vierge de titre, c'est néanmoins sa plus belle saison, bien que ce soit lors de la suivante qu'il devient titulaire à part entière. En sélection
(il en a 52), le Tchèque est présenté comme le nouveau Pavel Nedved et s'impose progressivement sur le flanc gauche, mais la Grèce sort la République
Tchèque en demi-finale de l'Euro 2004 et il connaît l'élimination au premier tour de la Coupe du Monde 2006.
De Deschamps à Blanc
Cet été là, il a néanmoins le plaisir d'accueillir Jan Koller sur le Rocher. Par contre, dès 2005 avec l'arrivée de Kapo puis de Meriem, Plasil reste
toujours en concurrence, ne s'imposant pas clairement comme un tôlier du milieu. Entre 2003 et 2007, il participe à 154 matchs (pour sept buts
marqués) et semble avoir fait le tour de la question en Principauté. Les résultats n'étant plus là, il quitte sans trop de regrets le club pour un
exil doré en Espagne, sous les couleurs d'Osasuna. Le joueur de 25 ans s'impose alors comme un titulaire évident dans un championnat qui prône le beau
jeu et la technique.
Même s'il s'y sent bien et qu'il y joue la Coupe d'Europe, Plasil hésite peu à rejoindre les Girondins de Bordeaux la saison suivante. Les champions
de France se montrent insistants à l'initiative de Laurent Blanc. L'ancien Monégasque a le profil idéal pour venir se greffer dans le onze du FCGB.
Gourcuff blessé à l'automne, il prend ses responsabilités et est impliqué sur trois des cinq buts en deux matchs. « Il peut jouer partout au milieu,
et est adroit des deux pieds. Quand vous êtes doué techniquement, que vous sentez le jeu, que vous avez un gros moteur et une mentalité
extraordinaire, vous ne craigniez pas grand-chose. Il aime le jeu et ça se sent », dit de lui le Président.
Reposé contre Auxerre, il arrive tout frais, prêt à jouer à n'importe quel poste. « C’est au coach de faire l’équipe, je jouerai là où il me dit de
jouer », confie le Tchèque. Après tout, il a appris lors de ses débuts à l'ASM à ne pas faire la fine bouche. De Monaco, il dit : « Je connais encore
quelques joueurs comme Diego Perez ou François Modesto. J'ai passé de magnifiques saisons là-bas. J'y ai quasiment appris mon métier. Forcément, c'est
un club qui compte pour moi, c'est particulier. Reste que je suis un compétiteur. Je veux que mon équipe gagne des matchs et des trophées. » Pour
l'instant, il n'a grapillé qu'un Trophée des Champions l'été dernier (son premier titre). Pour se remettre dans le droit chemin, en L1, Jaroslav sera
sans doute un élément sur lequel Blanc s'appuiera, une nouvelle fois. |